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(NKL) Milady de winter - Medusa

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MessageSujet: (NKL) Milady de winter - Medusa Jeu 10 Sep - 16:08

Vrai histoire de Milady de Winter :
Milady , comme nom commun , est le nom donné à une dame anglaise , femme d'un lord ou d'un baronnet. Milady, comme nom propre , le personnage des Trois Mousquetaires , vient:
1) de la Milady des Mémoires de Monsieur D'Artagnan;
2) de la lady Carlisle ( personnage historique ) des Mémoires de la Rochefoucauld.

Mais la créature dépasse de beaucoup ses modèles. Dumas lui donne un passé et des aventures imaginaires. Elle porte plusieurs noms dans le cours de l'ouvrage : Anne de Breuil , Charlotte Backson , Lady Clarick , la Comtesse de la Fère , Milady de Winter , baronne de Scheffield ; mais dans l'esprit du lecteur , elle reste "Milady", ainsi que la nomment Athos , son premier mari , D'Artagnan , qui fut son amant , Porthos et Aramis. Elle est aussi comparée à des animaux à maintes reprises : à une lionne ( chap.33 ), à une panthère ( chap.37 ), à une tigresse ( chap.38 et 50 ) , à un serpent ( chap.45 et 50 ) , ou à Méduse ( chap.51 ) : page 385 "Cependant , vers la fin de la soirée , la belle lionne s'adoucit..." Milady est une de ces créatures diaboliques que le romantisme se plaisait à opposer à la femme angélique. Aventurière attachée aux services secrets de Richelieu , elle manoeuvre par l'intrigue et l'assassinat. Sa furie sauvage dépeint bien la bête fauve cachée sous un aspect séduisant ; froide calculatrice , sa seule passion étant un furieux désir de vengeance lorsqu'elle a souffert une offense.

1) Milady dans l'action du roman

Milady cache ses origines : dans sa jeunesse , à onze ans , après la mort de sa mère Anne de Breuil , elle devient religieuse : p.687: "Cette jeune femme était autrefois (...) religieuse au couvent des Bénédictines de Templemars", mais elle se veut femme noble anglaise : ce qui constitue une distorsion entre ce qu'elle montre et ce qu'elle est. Dans ce couvent , elle séduit Georges , un jeune prêtre et ils s'enfuient du couvent. Ils sont coupables , et le bourreau de Lille les marque au fer d'une fleur de Lys. Ils vont ensuite à Vitray (Berry) où Georges devient curé. Milady, qui se fait passer pour sa soeur , séduit et épouse le comte de la Fère (Athos). Georges se suicide. Le comte de la Fère découvre enfin que son épouse est marquée, il l'a pend et devient mousquetaire. Un an plus tard, Milady, qui a survécu à la pendaison , arrive en Angleterre et épouse bientôt lord de Winter. En 1623, lord de Winter meurt mystérieusement et son frère cadet hérite de son titre. La même année, Milady devient alors espionne pour le Cardinal de Richelieu et se révèle politiquement dangereuse. Par ce service de Richelieu, son seul but est la conquête du pouvoir et l'enrichissement : p 594 : "Que devait penser, que devait dire de son silence le Cardinal défiant , inquiet , soupçonneux , le Cardinal , non seulement son seul appui , son seul soutien , son seul protecteur dans le présent , mais encore le principal instrument de sa fortune et de sa vengeance à venir?". Richelieu ne doute pas du génie de Milady : p 595 "Il ne fallait pas vous laisser perdre!", pourtant il se sent comme soulagé en apprenant la mort du démon : p 701 "D'un autre côté , les crimes , la puissance , le génie infernal de Milady l'avaient plus d'une fois épouvanté. Il sentait comme une joie secrète d'être à jamais débarrassé de sa complice dangereuse." Tout l'enjeu de l'intrigue est basé sur ses secrets que personne ne partage d'où une course contre la montre avec les autres personnages : si ses multiples secrets étaient dévoilés , Milady serait hors d'état de nuire et en effet , après sa mort , les quatre mousquetaires ne seront plus unis. Par ailleurs , lors de son emprisonnement par lord de Winter , Milady envoûte Felton par un récit terrifiant , violent et imaginaire de sa vie ; indirectement , elle réussit à convaincre Felton d'assassiner Buckingham : p 610-611 "Le vrai coupable , dit Milady , c'est le ravageur de l'Angleterre , le persécuteur des vrais croyants , le lâche ravisseur de l'honneur , le lâche ravisseur de tant de femmes , celui qui pour un caprice de son coeur corrompu va faire verser tant de sang à deux vengeances , qui protège les protestants aujourd'hui et les trahira! S'écria Felton exaspéré (...) Oh! Moi! Dit Felton, je ne le crains pas et je ne l'épargnerai pas!..." Ce dernier aspect introduit parfaitement la personnalité de Milady qui n'est autre qu'un personnage montrant un masque différent selon les circonstances.

Le but de Milady est la conquête du pouvoir tout en laissant un voile sur le passé mais elle ne peut se faire sans forfaits.

2) Ses victimes

La vengeance de Milady fait deux types de victimes : certaines mourront , les autres souffriront moralement. Elle a d'abord tué son second mari , Lord de Winter : p 686 "Lord de Winter dit: "Mon frère est mort en trois heures d'une étrange maladie qui laisse des tâches livides sur tout le corps. Ma soeur, comment votre mari est-il mort ? ". En voulant empoisonner D'Artagnan avec du vin , un autre homme en a été victime : p 685: "J'accuse cette femme d'avoir voulu m'empoisonner moi-même , dans du vin qu'elle m'avait envoyé de Villeroy , avec une fausse lettre , comme si le vin venait de mes amis ; Dieu m'a sauvé ; mais un homme est mort à ma place , qui s'appelait Brisemont." Milady réussit à faire assassiner Buckingham par le fanatique Felton qui se fait tuer à son tour par Milady. Elle fait ensuite périr la malheureuse Mme Bonacieux par le poison. Elle a essayé de pousser D'Artagnan à tuer le baron de Wardes mais il ne l'a pas fait. Enfin , Milady est coupable du suicide du prêtre , frère du bourreau de Lille.

3) Milady , personnage à double face

D'abord , son érotisme est un atout qui lui permet de manipuler chaque personnage masculin qui l'entoure : p.17 "C'était une pâle et blonde personne aux longs cheveux bouclés tombant sur ses épaules , aux grands yeux bleus languissants , aux lèvres rosées et aux mains d'albâtre ." Milady , ce personnage doté d'une extraordinaire beauté , se sert de ce pouvoir d'attirance pour envoûter les hommes et même parfois les pousser au crime : p.641 "Milady avait d'ailleurs le plus efficace des passeports : sa beauté."

Tout au long du roman , Milady porte le masque d'actrice : lors de sa captivité , elle chante un chant protestant avec p.573 "tout le charme , toute l'étendue et toute la séduction que le démon y avait mis." Il se forme alors une confusion entre l'érotisme et la religion : son chant sacré devient un sacrilège , elle profane la religion : elle oppose alors la sainteté au démon. Aussi , sa croyance religieuse est trouble : ses deux maris étaient de religion différente p.570 Lord de Winter lui dit : "Il parait que nous avons fait une petite apostasie (...) Auriez-vous épousé un troisième mari protestant par hasard." Pour envoûter Felton , elle joue à tour de rôle la tragédie , le désespoir , la catholique persécutée. Ce masque d'actrice , elle l'utilise aussi face à Mme Bonacieux en feignant l'amitié ou encore lors de son jugement , elle s'efforce de produire un effet qui inspire la pitié. Mais dans cette scène,elle révèle pour la première fois ses sentiments les plus sincères. Lorsqu'elle reconnaît le bourreau de Lille , elle demande le pardon p.687 "Oh! Grâce! Grâce! Pardon! S'écrie la misérable en tombant à genoux " Enfin , comme son supérieur Richelieu , Milady est une menteuse antipathique contrairement aux autres personnages du roman : ses mensonges cachent soit une passion coupable , soit un crime exemplaire : sa passion pour le jeune prêtre p.687 "Elle entreprit de séduire un saint..." et son crime a été de l'entraîner à la flétrissure puis au crime.

Milady est une personne à plusieurs visages dans la mesure où elle est l'épouse d'au moins deux maris : Athos , le comte de la Fère et Lord de Winter , elle a aussi eu plusieurs amants : D'Artagnan , le baron de Wardes p.416 lorsque D'Artagnan se fait passer pour le baron de Wardes , elle dit : "Merci , mon brave amant". On suppose aussi une liaison avec le duc de Buckingham p.234 "La Comtesse de Winter , avec laquelle j'étais brouillé , s'est rapprochée de moi à ce bal. Ce raccommodement , c'était une vengeance de femme jalouse."

Tout en sachant que Milady est un personnage diabolique , les hommes succombent à son charme p.325 Athos dit : "Elle ne plaisait pas , elle enivrait." Elle exerce d'après D'Artagnan p.400 "une incroyable puissance." Et p.574 "Felton, sentant qu'il ne pourrait pas conserver longtemps sa sévérité à l'égard de la prisonnière, s'élança hors de son appartement."

Cette femme belle et apparemment pure est en fait une criminelle , une femme flétrie et d'une grande cruauté comme on peut en juger lorsqu'on connaît son histoire. Milady est une incarnation de la Mort : dans la préface , l'auteur dit en parlant d'Athos "qu'il est l'époux glacé de la Mort." C'est un démon comme le dit Athos p.490 "Cette créature (...) n'a rien d'une femme" et elle représente l'esprit du mal , qui n'est pourtant pas infaillible p.560 "D'Artagnan l'a vaincue , elle , cette invincible puissance du mal."

En conclusion , Milady représente l'héroïne du roman. Son originalité repose dans la bête fauve cachée sous un aspect séduisant. Elle domine , dissimulée sous différents masques , selon les circonstances ; mais lors de son jugement , les rôles sont inversés , elle est sous l'emprise d'un homme masqué : le bourreau de Lille p.687 "Après s'être rapprochée de Milady...l'inconnu ôta son masque._Oh!non , non , dit-elle...non , non , c'est une apparition infernale ! ce n'est pas lui ! A moi ! A moi ! s'écria-t-elle d'une voix rauque..." Tout le roman repose sur ses secrets et une fois découverts , l'intrigue se termine.


Milady de Winter (la femme fatale) : voici le stéréotype de Dumas sur la séductrice : belle, blonde, bien faite et immorale. Elle est le pire cauchemar des mousquetaires. Milady est un obstacle à chacune de leurs aventures et n’hésite pas à (faire) tuer Constance et Buckingham. Malgré tout, les quatre compères ne font pas dans la dentelle quand ils la croisent : Athos essaie de la pendre mais échoue et d’Artagnan la viole deux fois. A la fin du récit, ils se mettent à six, avec Lord de Winter et le bourreau de Lille, pour la faire décapiter.


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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Ven 11 Sep - 18:11

Médusa
Mon nom est Médusa, oui Médusa, la Gorgone de la mythologie. Celle qui fut réputée pour avoir des serpents à la place des cheveux. Je devais l'avouer mon apparence n'avait rien de très attirante, mais je ne fus pas toujours ainsi. Vous ne connaissez que la dernière partie de mon histoire. Vous me connaissez uniquement sous mon enveloppe repoussante et terrifiante qui a fait plier plus d'un chevalier. Laissez-moi vous raconter la vraie toute l'histoire et peut-être qu'ainsi vous verrez que j'étais plus que la Gorgone qui pétrifiait les personnes qui croisaient mon regard sans la moindre once d'humanité.

Je naquis de l'union de deux divinités marines, Phorcys et Céto accompagnées par mes sœurs, Euryale et Sthéno. Contrairement à mes sœurs et également à mes parents, je n'étais point immortelle. De mon vivant je n'ai jamais envié l'immortalité de mes sœurs, bien que parfois j'admirais leur robustesse, elles n'étaient jamais malades, jamais fatiguées, ...
En réalité même si le temps avait un impact sur moi, je n'étais pas totalement dépourvue de spécificité. A dire vrai j'étais très belle, oui je me doute que cette nouvelle doit vous surprendre, mais croyez le où non je n'ai pas toujours eu des serpents à la place de mes cheveux. A l'origine j'avais des cheveux magnifiques, d'un brun profond et chaud qui contrastait souvent avec la blondeur de ceux de mes sœurs. Quant à mes yeux ils n'ont pas toujours été froid et terrifiant et encore moi semblable à ceux des serpents, ils étaient d'un vert envoûtant comme ceux de ma mère. Bref, j'avais une apparence humaine, j'étais désirable, gracieuse et avant que la colère et la rancœur ne vienne noircir mon âme j'étais également douce, naïve et légèrement peureuse.
Entourée de ma famille j'ai eu une enfance heureuse. J'ai grandi sans jamais manquer de rien protégée, aimée. Tout me promettait un avenir parfait. A l'orée de mes dix-huit ans, mon père tenta de nous mettre en garde, mes sœurs et moi de la cruauté des hommes. Je comprends désormais que c'était surtout pour moi qu'il avait usé tant d'énergie à nous parler de cela. Mais j'étais naïve, je voyais la vie sous son meilleur jour, je refusais de croire aux dires de mon père, le prenant pour un fou trop protecteur qui s'échinait à me mettre en garde pour me garder plus longtemps près de lui. Mais intérieurement j'avais toujours rêvée d'aventure. Ayant toujours été surprotégée je ne connaissais rien de la vie, la guerre, la colère, la haine, je ne l'avais jamais vécue. J'étais même persuadée que ces actes-là n'étaient que des mythes destinées à m'effrayer.

Je me trompais. J’ai appris à mes dépens que tout cela était réel. J’avais voulu croire en l’amour, j’ai cru Poséidon lorsqu’il me murmurait qu’il m’aimait. Tout cela était faux. Mes sœurs m’avaient bien prévenu de ne pas m’aventurer dans cette grotte. Elles avaient voulu prévenir notre père de mes envies. Cependant je les avais dissuadés de parler, je les avais manipulés en leur faisant croire que je resterais avec eux, que Poséidon n’avait aucun intérêt pour moi. Je ne sais pourquoi elles m’ont cru, ou si plus simplement elles m’ont un jour cru. Pourtant, elles gardèrent leur langue.
De mon côté, j’avais attendu que la nuit tombe et que Morphée embrasse ma famille pour m’échapper. J’avais couru jusqu’à en perdre haleine vers mon bien aimé. Je le jure en cet instant j’étais heureuse, je me sentais vivante. Je me suis offerte à lui dans le temple d’Athéna. Cette nuit-là avait été la plus belle de toute ma vie. J’avais vécu l’amour sous toutes ces formes. Alors que j’étais endormie dans les bras de mon amant, ce dernier m’abandonna. Avait-il eu l’intention de revenir avant mon réveil ou m’avait-il juste laisser-là fière d’avoir eu ce qu’il voulait de moi ? Je n’en saurais jamais rien.La seule chose que je sais c'est que ce fut mes soeurs qui me réveillèrent, réveillé en plein milieu de la nuit par des rêves étranges elles avaient remarqué mon absence et c'étaient lancées à ma recherche. En me voyant nu comme un vers, elles m'avaient recouverte d'une étoffe blanche qui gisait un peu plus loin dans le temple et ce fut à cet instant précis où la déesse de la guerre nous transformèrent en Gorgone. Vexée et en colère, elle nous enleva toute apparence humaine, nos cheveux furent remplacés par d'horrible serpent, de grandes ailes dorées poussèrent dans notre colonne vertébrale dans une douleur insupportable accompagnées par d'immense griffes de même couleur à la place de nos ongles. Quant à nos yeux, ils furent transformés par ceux des serpents, nous avions juste conservé nos couleurs d'origines soient bleus pour Euryale et Sthéno et vert pour moi. Si quelques heures plus tôt nous étions désirables il n'en était plus rien désormais. La déesse de la guerre, s'en était assurée. Jamais je n'avais éprouvée de telles douleurs de toute ma vie. Cette nuit-là j'avais exploré toutes les émotions passant de l'amour à la haine en quelques heures. Cette souffrance ne m'a jamais vraiment quitté, j'avais été blessé intérieurement, blessé dans mon corps et dans mon âme, j'avais abandonné toute joie et toute once d'amour pour me laisser porter par une haine viscérale et destructrice. Rapidement nous découvrîmes que lorsqu'une personne croisait mon regard il se retrouvait transformé en pierre pour l'éternité. Je dois l'avouer je n'ai jamais compris pourquoi la déesse de la guerre et de la sagesse (bien que je ne vois pas en quoi cette femme est sage) avait choisi de bannir mes soeurs de la même manière qu'elle l'avait fait avec moi. Elles n'y étaient pour rien, pourtant elles subirent avec autant de cruauté le gourou d'Athéna.

Bannies dans les terres les plus reculés du Maroc, mes soeurs tentèrent de trouver une solution tandis que je me laissais envahir par la noirceur d'Hadès. Ce dernier me susurrait ses pensées lorsque mes soeurs dormaient, il m'invitait à le rejoindre, il disait qu'ensemble nous pourrions nous venger sur tous les autres. J'avoue avoir souvent pensé que le rejoindre était une bonne idée, mais je me refusais à lui. C'était un homme et malgré tout ce que je pouvais bien revendiquer Poséidon régnait toujours en maître dans l'infime partie de mon coeur qui n'avait pas été rongé par la noirceur.

Après quelques années passées à nous battre contre milles et un chevalier qui se prenaient pour des dieux, mes sœurs perdirent l'espoir d'une quelconque rédemption. Pour ma part je n'y avais jamais cru. J'arpentais régulièrement, notre demeure me perdant dans le regard des Hommes que nous avions vaincus. Ils avaient tous la même expression sur leur visage : l'horreur, le dégoût, la peur.

J'étais persuadée que le reste de ma misérable vie allait être ainsi, rythmée par des combats perdus d'avance à broyer du noir.

Une nuit alors que nous dormions paisiblement, les unes contre les autres, seuls résidu de nos vies passées, Persée un nouveau demi-dieu entra dans notre demeure bien décidés à nous tuer. Une épreuve qui aurait pu se solder par un échec cuisant si ce dernier n'avait pas reçu un peu du soutien des dieux et notamment celui de mon ennemi jurée Athéna. Persée me coupa la tête dans mon sommeil pétrifiant mes soeurs avec ma tête, avant de remettre cette dernière à sa déesse.
De mon sang naquit les enfants que mon union avec Poséidon avait créé : Pégase et Chrysaor, mes fils. Oui, vous ne rêvez pas, je suis belle et bien la mère de Pégase, le cheval ailé. En ce qui concerne mon second fils, il était magnifique, du peu que j'ai pu le voir il me ressemblait, il était humain. Un magnifique bout d'homme qui avait pour seul particularité d'avoir une épée en or dans sa minuscule petite main. Ils furent la dernière chose que je vis avant de vivre un nouvel enfer au service de mon ennemie qui se servait de ma tête comme d'une arme. Si Pégase se livra au service de Zeus, mon deuxième fils lui semblait moins enclin à ce type de servitude. S'il m'était quelques fois permit de voir mes fils enfin surtout Pégase pour être honnête, je n'ai jamais pu leur parler. En réalité je n'ai jamais pu rien faire d'autre que les voir et encore si Athéna aurait pu l'éviter, je suis certaine qu'elle l'aurait fait.

Les siècles passèrent tous semblable les uns aux autres, la guerre rythmant mon quotidien, avant que ma rédemption vienne enfin se proposer à moi. Je ne sais par quel miracle cette dernière m'a été permise. Je me rappelle juste de cette discussion que j'avais eue avec Zeus. J'avais droit à une nouvelle chance, dans un autre monde, dans une autre vie, je serais dépourvue du souvenir de cette vie mais j'aurais tout de même droit à une nouvelle chance.

Une chance d'être heureuse et de vivre cette vie que l'on m'avait arrachée sans aucune pitié. J'avais accepté sans aucune hésitation et c'est ainsi que je l'Olympe me rendit ma liberté. Je ne sais ce que sont devenues mes soeurs, peut-être qu'elles aussi ont eu droit à une nouvelle vie, qui sait un jour je le saurais peut-être.

Une nouvelle chance, mais Zeus m'avait prévenu, dans cette vie je serais confrontée à mes plus grands démons, mes plus furieuse tentations, j'avais pour mission de racheter mon âme loin de l'esprit pervers de Poséidon et loin de ma terre natale.

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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Sam 12 Sep - 7:22

la petite fille aux allumettes
On ne choisi pas sa naissance, c’est une évidence pour beaucoup de personne, mais pour moi je suis certaine que ma naissance à été très judicieusement choisi par Zeus. Je suis la fille d’une prostituée, alcoolique et incapable de s’assumer seule. L’unique enfant de cette femme que j’ai trop aimé. Cette  femme qui jouait de ses charmes, ou du moins de ce qui lui restait de charme, qu’importe elle tirait l’argent de la maison en procurant du plaisir à la gente masculine et parfois la féminine quand l’occasion se présentait. J’ai passé les huit premières années de ma vie dans la dépravation la plus parfaite, la débauche était ma plus fidèle amie, et les vices d’Hadès mes compagnons de tous les jours.
Pourtant j’aimais ma mère aussi piteuse soit-elle. Je savais qu’elle faisait de son mieux, je l’avais admiré prendre des coups pour me protéger. Elle m’aimait. Seulement, elle n’aurait jamais dû enfanter. Elle était incapable de s’occuper d’elle alors d’une petite fille encore moins, mais elle faisait de son mieux. C’était la seule chose qui m’intéressait.
Je n’ai jamais connu mon père. Parfois dans ses courtes phases de gueule de bois, qu’elle partageait avec celui qui lui ramenait se qu’ils appelaient des « clients », elle lui laissait entendre que j’étais sa fille, mais à chacune de ses magnifiques et vaines tentatives, elle se trouvait contrer par une réplique qui restera à jamais encré dans mon esprit : « Tu n’es qu’une salle pute, ta gosse pourrait être à n’importe lequel de tes clients fou toi ça dans le crâne ! »

Ce fut durant l’hiver de mes huit ans que ma mère trépassa. Un beau matin je l’avais trouvé inerte dans son lit, les jambes entrouvertes avec un drap miteux sur le corps, les yeux entrouverts, vide et inexpressif. Ce jour-là j’ai passé la journée à essayer de réveiller ma maman. Toutes mes tentatives furent réduites à néant et dès que la nuit avait pointé le bout de son nez, mon pire cauchemars était arrivé ivre et fou de rage à l’idée d’avoir perdu son gagne pain. Ce dernier, m’a foutu dehors sans la moindre pitié, j’avais juste sur moi le peu de vêtements que je m’étais enfilé et les bougies que j’étais allé chercher pour essayer de réchauffer ma défunte mère. Ca avait été ma dernière idée pour la faire revenir, mais il ne me laissa pas le temps de la concrétisé.

Le froid me glaçait le sang. La neige tombait. C’était le dernier soir de l’année, la veille du jour de l’an. Au milieu de ce froid et de cette obscurité, je marchais sans savoir où aller. J’étais seule. Mes piètres souliers dans lesquels je nageais légèrement, laissait entrer la neige qui me glaçait les orteils et qui me donnait l’impression de marché sur des couteaux acéré. Mes oreilles, me faisaient horriblement souffrir le froid leur donnaient une couleur rougeâtre, presque bleu tout comme toutes les extrémités de mon corps. Voilà maintenant une semaine que je marchais seule et frigorifiées, j’avais réussi à vendre une de toutes mes bougies à la boulangère du village afin de me payer un morceau de pain. Ô comme je l’avais savouré ce précieux repas, la vielle femme m’avait également offert un nouveau gilet, pour que je puisse rentrer chez moi au chaud. Seulement, je n’avais plus de chez moi.
Les flocons de neige tombaient dans mes longs cheveux bruns, si gentiment bouclés autour de mon cou, le vent venait caresser mon visage douloureux, mes petites mains serré le dernier bien que je possédais : les allumettes qui aurait dû réchauffer le corps de ma maman. Autour de moi, les lumières brillaient aux fenêtres, le fumet des rôtis s’exhalait dans la rue. J’avais tellement faim.

Repérant un coin qui me paraissait à l’abri du froid environnant, je m’y précipitais, retenant le sanglot qui menaçait se s’emparer de mon corps. M’asseyant dans ce coin, je me recroquevillais sur moi-même, tentant de trouver un peu de chaleur. Dans mon mouvement, je faisais tomber la boite d’allumette que je trimbalais.  Un peu de chaleur, c’est tout ce que je désirais. Je la frottais sur le mur et sa flamme vint illuminer mon espace. C’était une flamme chaude et claire comme une petite chandelle. Quelle magnifique lumière ! Malheureusement sa chaleur ne dura qu’un instant, la brûlure de son incandescence venant bruler le bout des doigts congelés. J’en frottai une seconde, qui brûla, qui brilla, et, là où la lueur tomba sur le mur, il devint transparent comme une gaze. Je pouvais voir jusque dans une chambre où la table était couverte d’une nappe blanche, éblouissante de fines porcelaines, et sur laquelle une oie rôtie, farcie de pruneaux et de pommes, fumait avec un parfum délicieux. Tout à coup l’oie sauta de son plat et roula sur le plancher, la fourchette et le couteau dans le dos, jusqu’à la pauvre blondinette. L’allumette s’éteignit : je n’avais devant moi que le mur épais et froid. Comment était-ce possible ? Je n’avais jamais vu une table de se genre, mais j’étais certaine d’une chose les dindes cuite ne peuvent marcher à nouveau.  La lumière s’estompa et la scène de la dinde disparu.  Perplexe, et attiré par cette nouvelle sensation, j’en allumais une troisième allumée. Aussitôt je retrouvais la blondinette assise sous un magnifique arbre de Noël. Il était plus grand encore que celui que j’avais aperçu dans les maisons devant lesquels j’étais passée, chez le riche marchand. Mille chandelles brûlaient sur les branches vertes, et des images de toutes couleurs, comme celles qui ornent les fenêtres des magasins, semblaient lui sourire. Fascinée par cette beauté j’élevais les deux mains : l’allumette s’éteignit ; toutes les chandelles de Noël montaient, montaient, venant réveillé la brillance des étoiles. Une d’elle tomba et traça une longue raie de feu dans le ciel. Fascinée, je courrais derrière, un sourire admiratif aux lèvres. Le regard rivé sur les traces de feu qui volait bien haut dans le ciel, je ne regardais pas où je marchais. Rapidement, je venais percuter le corps d’un homme. Coupée dans mon élan je tombais en arrière mes fesses heurtant le sol glacé de la rue, un léger gémissement s’échappant de mes lèvres, je levais la tête vers le ciel. La lumière avait disparu. Une grosse main se présentant à moi, je la saisissais légèrement tremblante. « Que fais-tu dans la rues à cette heure-ci mon enfant ? Tu devrais être au chaud dans ton lit ! Où est ta maison ma petite je vais te raccompagner. » Mon regard posé sur le vieil homme tout de noir vêtue, je l’assimilais à un homme d’église. Contrairement aux autres hommes qui m’avaient été permis de rencontrer dans mon enfance, celui là ne me semblait pas pris d’une quelconque méchanceté ou violence. Après quelques secondes passé à se scruter l’un l’autre je décidais d’y répondre sans mentir : « Je n’ai plus de maison, ma mère est morte et je ne sais pas qui est mon père. » Une lueur de surprise et d’inquiétude illuminant le regard sage du vieil homme, je sentais une bourrasque de vent glacé, s’abattre contre mon corps, provoquant ainsi l’apparition de nouveaux frissons. « Viens avec moi, tu ne peux pas rester dehors avec ce froid, tu me parleras de tout ça devant une bonne soupe mon enfant ! »  Conciliante et surtout heureuse de cette perspective de chaleur, je suivais l’inconnu en silence, tête baissé le regard à l’affût du moindre piège.

Assise sur une chaise en face d’un doux feu de cheminé, je me délectais de cette nouvelle sensation tandis que le vieil homme avait disparu pour partir quérir l’aide d’un certain Gaspard et d’une Marie-Marguerite. J’ignorais ce qu’il allait m’arriver, mais je sentais que ça ne pouvais pas être pire que ce que j’avais déjà vu. Les deux compères du prêtre firent leur apparition en quelques minutes. Ce fut la vielle femme qui m’approcha la première, bien trop rapidement, effrayée, je reculais mettant ainsi court à son avancé. « N’aie pas peur mon enfant, on veut juste te poser quelque question ! » « Sœur Marie, allez donc lui chercher un peu de soupe et de pain. « Tout de suite mon père ». La femme disparaissant, je reportais mon attention sur le prêtre et l’autre homme. Comme il l’avait promis sa question tomba : « Quel est ton nom jeune fille, d’où vient-tu ? ». La vérité, je savais qu’il risquait de me mettre dehors, j’avais cru comprendre au cours de mon enfance que les hommes d’église ne concevaient pas le travail que faisait ma mère, mais je n’avais pas honte d’elle. Fièrement et d’un ton sans appel je lui répondais : « Anne, c’est le nom que m’a donné ma mère. Je suis la fille d’une prostituée d’un village voisin. Il y a quelques jours elle est morte et j’ai dû partir. »


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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Sam 12 Sep - 7:23

Milady de Winter
L’adoption réalisée par le Jean, et sa sœur Marguerite fut rapide. J’avais un nom de famille qui inspirait la confiance, Anne De Breuil, tout le village savait que j’étais une enfant de la rue, mais personne ne connaissait mon histoire. Je n’avais pas le droit de la raconter. Mon passé bercé par les griffes de Satan devait rester secret et mon éducation devait être revu à la hausse. Ce fut le médecin du village, le même homme qui avait été appelé par le Jean la nuit de notre rencontre, qui attaqua mon éducation. Pour ma part, j’accompagnais mon père adoptif Jean durant ses sorties. 

Une année passa avant que je ne fasse la rencontre des Winter. C’était  durant une après midi, alors que j’étais en train d’aider monsieur De Breuil pour l’organisation de son prochain offices, un serviteur de monsieur Winter était venu nous quérir. Il demandait ses services et je l’ai suivi. C’est une fois arrivé dans la sublime demeure des Winter, que nous fûmes au courant de l’objet de leur demande. L’unique enfant des Winter était morte de la grippe. Une fillette de quelques mois mon aînée, dénommée Milady, je me souviens que la première fois que j’avais entendu ce prénom, je l’avais trouvé tellement bourgeois. Ce qui n’était pas forcément une bonne chose. Revenons à nos moutons, la fille prodigue était décédé, laissant une mère détruite par le chagrin et un père prit au dépourvu. En effet, si la mère semblait effondrée par la perte de sa fille, l’homme lui semblait à peine effleurer par la nouvelle, il énonçait les faits avec froideur et un détachement que j’avais trouvé fascinant.  Le regard rivé sur le masque de glace du père endeuillé, j’en avais perdu tout attention à ses dires, ce n’est que lorsque Jean posa sa main sur mon épaule que je revenais à moi. « Anne, tu es trop jeune pour ce genre de tâche, attends moi ici tu veux et sois sage. » Hochant la tête je le laissais s’en aller. 

J’étais désormais seule, dans ce hall d’entrée trop froid, et débordant de tristesse, les servantes avait une mine déconfites, elles marchaient sur des œufs, prête à encaisser un coup brutal. Elles me reluquaient de temps à autre, ouvrait la bouche sous le coup de la surprise, mais ne disait rien. J’ignorais tout des causes de leur comportement, jusqu’à ce que madame Winter fasse son apparition en haut de l’escalier par lequel avait disparu. Cette dernière, comme tous les employés de cette maison était restée ébahi devant moi avant que ses lèvres ne se desserrèrent pour laisser échapper le nom de sa défunte fille. Le visage rongé par la tristesse, madame de Winter accourait déjà vers moi, se jetant à mes pieds sans la moindre délicatesse.  Sans savoir pourquoi, j’avais eu terriblement peur de cette effusion de sentiment. « Ô ma petite fille vous êtes vivante ! Merci mon dieu vous me l’avez rendu ! Ma petite Milady » La mère déplorée, caressant mes cheveux, je grimaçais légèrement, guère habituer à ce genre de contact avant de répondre d’une voix gênée : « Vous vous méprenez madame, je m’appelle Anne, toute mes excuses »

Le lendemain, madame de Winter accompagnée par son mari, vinrent en personne devant la maisonoù je vivais afin de négocier mon achat. J’ai été vendu comme un objet aux Winter. Bien entendu, cette perspective ne plaisait pas à tout les partis. Cependant, il n’a pas tellement eu le choix. D’après le peu que j’ai entendu mon adoption lui éviterais la radiation de ses droit d’exercer dans le village. 
Ca aurait pu être l’opportunité de ma vie, c’est comme ca que me l’a présenté l’homme qui m'avait recueilli d’ailleurs. Il m’avait promit que cette nouvelle famille allait me permettre d’avoir un rang social élevé. D’avoir tous mes rêves qui se réalisent, et de vivre une vie de princesse. Bien entendu, je devais taire mes origines et dans cette nouvelle famille j’allais également devoir me présenter sous le nom de la défunte enfant : Milady de Winter ; Il n’y avait plus de Anne. La fille de la prostituée du village, était morte le même jour que sa catin de mère et Anne de Breuil n’avait jamais existé. Il n’y avait toujours eu que Milady et seulement Milady. 

Le reste de mon enfance fut un tissu de mensonge, le plus parfait et le plus convaincant.  Malgré tout j’en ai retiré de bonne chose, comme l’amour de madame De Winter. Elle savait que je n’étais pas sa fille, mais elle m’aimait, ceux malgré la lueur de souffrance qu’elle avait dès qu’elle prononçait mon prénom. A contrario, son mari, lui avait très bien compris que je n’étais pas sa fille. Il m’avait adopté à des fins uniquement politique et financière. 
Lorsque mes formes féminines finirent par faire leur apparition, il avait vu en moi une nouvelle chose : un jouet sexuel, plus jeune que sa femme et dont la soumission serait totale. Il avait vu juste, la première fois qu’il avait pénétrée dans ma chambre pour me voler ma vertu, il avait susurré à mon oreille que je lui devais bien cela. A treize ans, j’étais souillée et j’avais l’impression d’être comme ma mère : une catin. J’étais une catin. J’avais volé la vie à une fillette morte prématurément. Mon père adoptif m’avait brisé. Il m’avait tout prit et m’avait renvoyé en quelques secondes dans les baffons qui m’avaient vu naître. 
Se retour en arrière me changea du tout au tout, le peu d’innocence que j’avais en moi donna la place à un subtil désir de vengeance. Les années passèrent et rien en changeait, ma mère adoptive était fidèle à elle-même, aimante et douce, elle ne se doutait pas le moins du monde des choses que me faisait son mari. Dès qu’elle était de sortie, mon enfer recommençait. Il avait de cesse d’abuser de moi, il aimait entendre mes cris de protestation et jouissait de la souffrance qu’il m’offrait. Rapidement, j’oubliais les bonnes leçons que m’avait données le père Jean. La bonté et la gentillesse ne menaient nulle part, à la place je vénérais mes rêves de grandeur, je  maitrisais l’hypocrisie à la perfection. Mais surtout, je préparais ma vengeance. 
Tout commença à mes seize ans, mon ignoble « père », c’était amouraché d’une nouvelle servante, oubliant donc ma petite personne pour la première fois depuis longtemps, ce qui m’arrangeait, mais l question ne se posait pas en cet instant. Je savais quoi faire pour le discréditer aux yeux de ma mère. Elle avait depuis longtemps des doutes sur la fidélité de son mari, mais elle n’avait jamais eu la preuve de ses tromperies. Alors, une après-midi alors qu’elle avait quitté la demeure familiale pour passer quelques temps chez sa sœur, je lui avais écrite une lettre anonyme, lui annonçant que son mari était malade et que mademoiselle Milady avait disparu depuis plus d’un jour. Je savais pertinemment qu’elle écourterait son séjour immédiatement, pour venir au chevet de son mari et retrouver la fille qu’elle avait élevé.

Tout se passa exactement comme je l’avais prévu, la femme qui m’avait élevé arriva quelques heures après la tombé de la nuit, sans se faire appeler elle était partie droit dans la chambre conjugale prête à aller voir son mari « souffrant ». C’est ainsi qu’elle le trouva dans une position très compromettante, très occupé à satisfaire les plaisirs de la femme qu’il surplombait, et en parfaite santé. Le cœur brisé, elle avait refermé la porte les larmes ruisselant sur son visage d’ange. C’est à cet instant que j’avais choisi de faire mon apparition, l’appelant à l’autre bout du couloir. Cette dernière me tomba dans les bras, je dois avouer qu’en cet instant j’avais ressenti une pointe de culpabilité, mais qu’importe, elle avait vu le véritable visage de son mari. 
Bien entendu, comme vous pouvez-vous en douter, le reste de mon adolescence fut semblable à ce que je viens de vous décrire. Je m’évertuais à faire de la vie de mon père un enfer, et lui me comblait en m’haïssant d’autant plus. Quand à ma pauvre mère, cette dernière ne supporta pas les années de mensonges conjugaux qui couplaient aux mensonges me concernant. Ces dernières créèrent un cocktail de tristesse qui lui retirèrent la vie l’année de mes dix-huit ans, quelques mois avant mon mariage avec Athos.

Ces dernières créèrent un cocktail de tristesse qui lui retirèrent la vie l’année de mes dix-huit ans, quelques mois avant mon mariage avec Athos. Athos, je ne vous en ai pas encore parlé, je vais résumer en quelques phrases. Il est l’homme qui était promis à l’unique Milady de ce monde, un homme que j’avais haïs avant de le rencontrer. Puis, je suis tombée sous son charme, lui son épée, ses rêves. Je l’aimais. C’est sans doute l’unique homme que j’ai aimé au cours de ma vie. Malheureusement, les effusions d’amour ce n’était pas mon truc. J’avais peur de ce que je ressentais pour ce chevalier. J’avais honte de le tromper. Honte de mentir sur tous les sujets, l’absence de mon hymen lors de notre première nuit, mon identité, ma haine pour mon père, mes cicatrices, je mentais sur tous les angles. Malgré tout ses mensonges, je l’aimais, et je pense que lui m’aimait aussi. Pourtant, les années passaient et je ne parvenais pas à oublier cette peur qui me tordait le ventre. 

Un soir, Athos m’a sorti des griffes perverses de mon père et j’ai mis un de mes secrets au placard, j’en avais un en moins, et j’avais réussis à faire tuer mon père. Une mort par empoisonnement, voilà ce que j’avais conseillé à Athos qui n’avait qu’une chose en tête venger la souffrance qu’il m’avait infligé. Une fois mon père mort, j’avais pensé que plus rien ne m’empêcherais de dire la vérité, malheureusement, il semblerait que plus on s’évertue à mentir et moins rétablir la vérité est une chose aisée. Je n’y suis jamais parvenue et cette incapacité à engendrer un vide dans mon cœur. Afin de le combler, j’avais succombé à un nouveau démon : l’infidélité. J’ai trompé mon mari avec une multitude d’homme, et notamment, avec D’Artagnan, le fidèle ami et partenaire de combat de mon mari. Une liaison qui marquera un nouveau chapitre de ma vie. Outre le fait que D’Artagnan soit un amant incroyable, et discret, j’avais fini par commettre un faux pas en retournant sur les trace de mon passé. J’étais retournée dans ma première demeure, un des hommes de main de mon mari m’avait suivi. Athos, commençait à avoir des doutes, il avait engagé des hommes pour me suivre. Il ne fallait pas qu’Athos sache d’où je venais, ma présence dans les baffons les moins recommandé du pays allait engendrer un flot de question auxquelles je ne pourrais pas répondre. Il fallait que j’élimine le chevalier qui m’avait suivi et c’est ce que j’ai fait. 

Rapidement, je dû faire face, à de nouvelles fouines qui mourraient à l’instant même où je découvrais leur identité. Seulement, mon si parfait amant à fini par vendre notre liaison à Athos, déclenchant ainsi son désir de vengeance. Je l’avais souillé et avec son meilleur ami, je n’aurais pas pu trouver mieux pour le mettre dans tous ses états. Il attaqua une vendetta contre moi et un mois plus tard, il avait réussi à me relier à quelques uns de mes meurtres avec moi. Aidé par ses compatriotes il parvint à me faire arrêter et je fus condamnée à mort : une mort par pendaison. 

Assise contre les parois de mon cachot, je réfléchissais à un moyen de m’enfuir. Il fallait que j’évite ma mise à mort, et une fois loin des proies crasseuses de ce lieu lugubre, je me vengerais. Je détruirais les trois mousquetaires et ferais regretter à d’Artagnan de m’avoir trahi. J’avais prévu de leur retirer tous ceux qu’ils aimaient. En cet instant, mon amour pour Athos avait disparu, j’étais libéré du poids de mon amour pour lui. 
Je n’avais plus qu’un seul objectif en tête, m’évader et quoi de plus facile que de séduire un des gardiens ? Afin d’arriver à mes fins, j’avais visé gros trois d’un coup, un challenge que je réussissais, non pas sans mal. Je n’étais pas totalement, à mon avantage. 
Au beau milieu de ce qui aurait dû être ma dernière nuit, un des trois gardes que j’avais mis sous ma coupe me libéra accompagné par les deux autres armés d’une cape et d’un peu de vives. Je n’ai pas demandé mon reste, et j’ai pris mes jambes à mon cou. 

Ce n’est qu’une fois arriver au port, que je m’enfonçais dans un bar miteux, désireuse de boire un verre et de trouver une chambre pour la nuit avant de préparer ma vengeance. 

C’est le lendemain que la malédiction de Régina me toucha emportant tout sur son passage. 


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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Sam 12 Sep - 15:35

Storybrooke
Rares sont les personnes qui ne me connaissent pas, ou du moins, les adeptes du monde de la nuit me connaissent. Je suis Neïlina Kaylynn Kramers. Les hommes se souviennent de mon corps parfait et de mon regard brûlant, limite envoutant, alors que les femmes ont toutes tendances à me détester et ceux pour mon plus grand plaisir. Mais je n’ai pas toujours été cette femme aux cœurs de pierre, même dans cette malédiction Régina, m’avait laissé une once d’humanité. 

Fille unique d'un couple fortuné anglo-allemand, tout le monde s'extasiait devant mon joli minois de poupée et mes manières pleines de grâces. Excellente élève, appréciée de tous, proche de mes parents, aucun nuage n'assombrissait mon quotidien. J’avais une enfance rêvée, semblable à celle que j’avais reçue au cours de ma première vie aux mondes des contes. J’aimais m'imaginer avocate, pour protéger les gentils et condamner les méchants, parfois, je voulais être vétérinaire pour sauver les animaux, ou encore hôtesse de l’air afin de voyager partout dans le monde et de découvrir toutes les cultures que bercent la Terre. Oui, j’étais pleine de rêve et d’espoir. J’étais aimante, passionnée. J’étais très loin de la femme que je suis devenue, jusqu’à ce que mon monde s’effondre.

Un soir, quand je n'avais que quatorze ans, mes parents moururent dans un accident de voiture provoqué par un homme sous l'effet de l'alcool. Lui en est sorti vivant, moi aussi. J’ai passé plusieurs semaines dans le coma. Des semaines dont je ne me souviens que le noir, la peur, et les serpents. J’ignorais pourquoi ses serpents étaient présents, aujourd’hui je pense que c’était juste une blague de Régina destiné à me relier à ma véritable identité. Lorsque je me suis réveillé, j’étais orpheline. Brisée, autant physiquement que psychologiquement. Pourquoi étais-je vivante et pas eux ? 

Je fus envoyée pendant plusieurs semaine dans un orphelinat le temps que services sociaux accompagnés par les policiers ne me trouvent une tante que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam dans une petite ville appelée Storybrooke. Sans qu’on ne me demande mon avis, je fus envoyé dans cette ville. Ma nouvelle tutrice était certes maternelle et aux petits soins avec moi, mais je la détestais. Je me haïssais d’être en vie et je maudissais sa ressemblance avec ma mère. Je sais qu’elle a fait de son mieux pour m’offrir de l’amour, mais ça ne sauva pas mon âme. Rapidement, j’ai changé. Mon comportement est devenu insolent, tandis que mes notes baissaient et que ses fréquentations devenaient de moins en moins fréquentables. Tous mes rêves s’évaporèrent aux cours de ma première année dans le Maine. 

Ce fut à l’âge de seize ans que je goûtais à la douceur que procurerais les verres d'alcool, des baisers échangés avec de parfaits inconnus rencontrés en boite de ou plus simplement aux lycées, puis une nuit torride sur la banquette arrière d'une voiture, me fit découvrir les joies de la vie d’adulte. 

Avec le temps, contrairement à ce que beaucoup espérait, je n’ai pas changé, bien au contraire. J’ai quitté le domicile de ma tante et je me suis trouvé un appartement dont le loyer était tout à fait dans mes moyens. Un endroit simple, sans fioriture, dans le quartier turner. Cette même année, celle de mes dix-neuf printemps, j’ai pris des cours de pole-dance, une matière dans laquelle j’excellais autant que pour mon activité des plus secrètes : le piano.  Alors que j’arrêtais mes études, je trouvais un nouveau boulot en accord avec mon état d’esprit devenu si sombre, si séducteur : strip-teaseuse, la nuit. Mon étant mon instrument de travail, et malgré le temps qui passait, rien ne semblait pouvoir effriter ma beauté qui faisait vaciller de nombreux hommes. Ceci dit en journée, et ceux pour sauver les apparences, je dispensais des cours de piano en journée.

Et comme nous l’a montré l’histoire, toutes les bonnes choses ont une fin, une certaine Emma nous a réveillé. Elle a brisé la malédiction dans laquelle nous étions prisonniers depuis plus de vingt ans. Vous n’imaginerais jamais à quel point j’ai détesté cette « sauveuse ». A cause d’elle je retrouvais la mémoire pour la première fois depuis la fin de ma seconde vie, j’avais ma mémoire intacte. Je me souvenais de tout, de la malédiction d’Athéna, de ma vie en temps que Milady, tous. 
Ma première réaction fut de boire, à en perdre la raison et de me trouver un partenaire d’une nuit pour oublier la massue qui m’était tombée dessus. En vain. Du moins oui ca a marché, le temps de la soirée mais au réveille rie n’avait changé et les souvenirs étaient toujours-là. C’est ainsi qu’un nouveau trait de mon caractère naquit : la psychose. Je sais que plusieurs de mes ennemis sont présents à Storybrooke. Je sais aussi que mes ennemis veulent me voir morte. Cependant, il est or de question que je ne reste cloitré dans mon appartement. C’est pour cela que je poursuis ma vie, avec autant de décadence que cela est possible.


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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Sam 12 Sep - 16:07

Prénom dans le monde des contes
Anne
Adopté par le prêtre de la paroisse : Anne De Breuil
Adopté par les Winter : Milady de Winter

pseudo envisagé

Thalia-Roz Marlowe
Ankaa Camryn Llywelyn
Loreleï Plüm Oaken
Thalia Kaylynn Winter
Neïlina Kaylynn Kramers


Prénom potentiels

Adaline
Eliana
Loreleï
Plüm
Nikolina 
Sveltana 
Helianna
Zohélia 
Aleksy 
Deenalya
Kaylynn
Ivallya 
Ysalina
Katniss 
Isalya 
Angyalka
Roxsana
Camryn
Yelena
Zoélhia
Satheen
Willow
Helhianà
Blüe-Ann
Isidore
Thalia
Ankaa

nom

moriarty
oaken
Fox-Kramers
llywelyn
marlowe
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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Mer 23 Sep - 18:24

Code:
<center><div style="width: 400px;"> <div style="background-image: url(http://31.media.tumblr.com/bc34c3e123109fde5b54def712e34272/tumblr_mlffgpCEf11so9f96o2_500.gif); background-repeat: no-repeat; height: 165px; background-position: center center; border-radius: 200px 200px 0px 0px; border-right: 3px solid #141014; border-left: 3px solid #141014; box-shadow: 0px 0px 10px #1E171E ;"></div><div style="box-shadow: 0px 0px 10px #1E171E ; background-color: #292129; color:#000; font-family: Times New Roman, Times, serif; font-size: 13px; text-align: justify; padding-right: 15px; padding-left: 15px; padding-top: 3px; padding-bottom: 10px; border-right: 3px solid #141014; border-left: 3px solid #141014;"><div style="font-family: ms mincho, Times New Roman; font-size: 40px; text-transform: uppercase; text-align: center; letter-spacing: -1px; text-shadow: 0px 0px 1px; line-height: 0px;">Neïlina Kramers</div>
<div style="font-family: times new roman; font-size: 10px; text-transform: uppercase; TEXT-ALIGN: center; margin-bottom: 5px; color: #B6AA93;">« Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser le rôle du méchant. »</div> Sa première vie, elle était Médusa, fille de Phorcys et Céto. Elle a été maudite par Anthéa le lendemain où elle a couché avec Poséidon dans le temple de la déesse. Transformée en gorgone elle ira avec ses sœurs se réfugier dans une grotte perdue au fin fond du désert loin de leur lieu de naissance. C'est des siècles plus tard qu'elle se fera décapiter par Persée, ce qui enclenchera un nouveau jugement, celui de Zeus : elle avait droit à une dernière chance de vivre une belle vie. Sans hésitation elle accepta et fut envoyé loin de son royaume natale, privé du souvenir de son ancienne vie.

[center]~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~[/center]

Lors de sa réincarnation, elle été la fille d'une prostituée, elle s'appellait Anne. Sa mère décéda lors de sa huitième année. Elle se retrouva a la rue et fut connue sous le nom de la petite fille aux allumettes. Elle fut adoptée par un vieil homme et sa sœur le soir du réveillon avant d'être acheté par les Winter pour remplacer leur fille morte huit mois plus tard. Elle devint donc Milady et fut mariée à Athos. Elle eut un grand nombre d'amant dont D'artagnan. Elle devint rapidement une des meilleures tueuse de son royaume afin de défende ses secrets et fut condamnée à mort par Athos et ses amis. Afin d'échapper à cette sentence, elle séduisit les gardiens de sa cellule pour s'échapper. Elle voulait attaquer une nouvelle vie et préparer une vengeance contre ceux qui l'avait enfermé mais la malédiction de Régina la emporté. 


[center]~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~[/center]

C'est ainsi qu'elle devint celle que tout le monde connait désormais : Neïlna Kramers. C'est la fille d'un couple anglo-allemand devenue orpheline à quatorze ans. Elle fut adoptée par sa tante à Storybrooke. Une fois sa scolarité terminé, elle devint professeur de piano et streap-teaseuse. Depuis la levée de la malédiction elle est terrassée par ses démons et la peur de retrouver son mari dans la ville
<FORM> <SELECT name="nom" size="1" style="width: 365px; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; font-family: times new roman; font-size: 10px; text-transform: uppercase; letter-spacing: 2px;"> <OPTION>qualités & défauts <OPTION>Fourbe <OPTION>Manipulatrice <OPTION>Déterminée <OPTION>Aime avoir le contrôle <OPTION>Vénale <OPTION>Cruelle <OPTION>Loyale mais pas fidèle<OPTION>Séductrice<OPTION>Intelligente  <OPTION>Prévoyante <OPTION>Courageuse <OPTION>Rusée<OPTION>Croqueuse d'homme <OPTION>Narcissique <OPTION>Joueuse <OPTION>Auto-destructive  </SELECT></FORM>
[center][color=#161616]© FICHE CRÉÉE PAR ʘƶalee[/color][/center]
</div><div style="background-image: url(http://static.tumblr.com/b2bbf6d5adb1d42412e4e9d3d4595a8c/jbyip7b/L3An1kmzq/tumblr_static_tumblr_m818og99vr1rp62eq.gif); background-repeat: no-repeat; height: 150px; background-position: center center; border-radius: 0px 0px 200px 200px; border-right: 3px solid #141014; border-left: 3px solid #141014; box-shadow: 0px 0px 10px #1E171E ;"></div></div></center>
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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Dim 27 Sep - 20:11

ATHOS, OU LA NOBLESSE DANS LA VISION DE DUMAS
Introduction
Dans le roman " Les Trois Mousquetaires ", le personnage d'Athos occupe une place prédominante. Son importance est extrêmement marquée à travers sa relation avec d'Artagnan. Athos représente la figure archétypique du grand Noble : il incarne le système de valeurs que d'Artagnan désire acquérir absolument. Il est donc, en quelque sorte, le père spirituel légitime de d'Artagnan, ce, par opposition à Aramis. Le thème de l'éducation morale et sociale de d'Artagnan sera développé ultérieurement.
En outre, Athos est toujours le premier cité dans l'énumération de la trinité :
" Athos, Porthos et Aramis ". Ceci est remarquable, car, bien que placé en tête du groupe et en conséquence, au sommet de l'échelle sociale, bien qu'il incarne si parfaitement un système de valeurs héroïques qu'il en devient une sorte de surhomme, Athos est marqué par la déchéance. Malgré la place qui lui revient de droit au sein de la société, il a abandonné ses terres de seigneur pour devenir mousquetaire sous un nom d'emprunt. Sa dégénérescence se poursuit encore : Athos est un alcoolique et refuse jusqu'à l'autorité qui lui échoit de par sa prestance naturelle. P. 388 :
"  Il ne donnait jamais de conseils qu'on ne lui demandât. Encore fallait-il les lui demander deux fois. "
Nous nous éloignons ainsi de l'image idéalisée de la Noblesse, pour rallier une vision plus nuancée, plus politique de la situation : la vision de Dumas. Dumas insiste en permanence sur la supériorité d'Athos, comme nous allons le démontrer dans notre première partie : " La Noblesse d'Athos ".
Par la suite, nous nous interrogerons tout naturellement sur les raisons d'être de la dégénérescence d'Athos : ses causes dans le récit et la dimension politique qu'elle introduit dans le roman. Ceci constituera notre seconde partie : " Le passé d'Athos ".
A partir des notions exposées dans la seconde partie, nous élaborerons une analyse de la psychologie d'Athos dans le roman, reflétant l'évolution de la société. Dans le contexte historique du roman dépeinte suivant les conceptions politiques propres à Dumas lors de l'écriture des " Trois Mousquetaires ". Il s'agira de notre troisième partie : " La Noblesse dans le monde du complot ".
I. - La Noblesse d'Athos 
Nous avons déjà cité le fait qu'Athos est le premier dans la trinité " Athos, Porthos et Aramis ", ou " La Noblesse, embourgeoisée et la Clergé ". Athos est également le plus âgé des trois. Une caractéristique d'Athos qui est développée largement dans le récit est son mépris pour l'argent. Ce mépris est omniprésent dans le roman, aussi allons nous relever quelques exemples à commenter : à la page 91 est décrite l'attitude d'Athos envers le jeu :
" Athos jouait, et toujours malheureusement. Cependant il n'empruntait jamais un sou à ses amis, quoique sa bourse fût sans cesse à leur service... "
Relevons également à la P. 313 :
" Athos, lorsqu'il avait gagné, demeurait aussi impassible que lorsqu'il avait perdu ". Nous sommes d'ores et déjà en mesure de mettre en évidence un contraste entre la manière de jouer d'Athos et celle de Porthos. P. 313 :
" .. au contraire de Porthos, qui accompagnait de ses chants ou de ses jurons toutes les variations de la chance ". et " Porthos avait des fougues : ces jours-là, s'il gagnait, on le voyait insolent et splendide s'il perdait, il disparaissait complètement pendant quelques jours, après lesquels il reparaissait le visage blême et la mine allongée, mais avec de l'argent dans ses poches ".
Athos pratique le jeu comme passe-temps chevaleresque (au sens strict du terme). L'enjeu lui importe peu car l'argent ne représente pas une valeur pour lui, Noble, au contraire de Porthos, Bourgeois dans l'âme.
Cette négation de l'argent en tant que valeur se retrouve à la page 88, lors de la description des appartements d'Athos :
" .. c'était une épée, [...], richement damasquinée, qui remontait pour la façon à l'époque de François Ier, et dont la poignée seule, [...], pouvait valoir deux cents pistoles ".
Cette description est déjà évocatrice : la notion d'héritage, indissociable de la Noblesse, est ici exacerbée par la symbolique de l'épée, attribut fondamental de la Noblesse. Le mépris d'Athos pour la valeur pécuniaire de l'épée s'oppose au profond respect qu'il attache à sa valeur symbolique et héréditaire. Cette attitude contraste avec celle de Porthos, qui désire l'épée, dans la mesure où son apparence de grande valeur accentuerait son prestige publique.
Le fait que Porthos désire acquérir cette épée rappelle aussi le besoin de la Bourgeoisie d'acquérir les valeurs de la Noblesse. Nous pouvons tracer un parallèle entre cet épisode et le thème du " Bourgeois Gentilhomme ", où dans la mesure Porthos représente une Noblesse embourgeoisée qui a perdu les valeurs de la grande Noblesse.
Nous justifions cette hypothèse par cette citation :
" Un jour, [...], il essaya même de l'emprunter à Athos. Athos, sans rien dire, vida ses poches, ramassa tous ses bijoux : bourses, aiguillettes et chaînes d'or, il offrit tout à Porthos ; mais, quant à l'épée, lui dit-il, elle était scellée à sa place... "
Nous pouvons citer rapidement quelques autres exemples du mépris d'Athos pour l'argent, qui ne justifient pas un véritable développement : il ne se soucie pas de chercher de l'argent pour son équipement (p. 349) et ne marchande pas lorsqu'il achète des biens (p. 429-430).
Des pages 311 à 313, nous assisterons à l'énumération des qualités d'Athos qui dénotent une connaissance parfaite des conventions sociales de la part du personnage :
" S'agissait-il d'un repas ? Athos l'ordonnait mieux qu'aucun homme du monde... "
" S'agissait-il de science héraldique ? Athos connaissait toutes les familles nobles du royaume...
Un épisode intéressant à commenter est celui du Bastion St Gervais. (p. 486 et suivantes). Athos invente un exploit original à accomplir : il révèle un talent pour l'héroïsme en entreprenant un fait d'armes, original et spectaculaire. Nous pouvons comparer de façon intéressante cet épisode avec l'attitude d'Athos envers le jeu : l'épisode du Bastion St Gervais est construit autour d'un pari dont l'enjeu est, principalement, l'honneur des participants. Cet enjeu possède de la valeur aux yeux d'Athos, par opposition à l'argent, enjeu habituel du pari. L'argent étant la valeur chère à la Bourgeoisie, et l'honneur, la qualité intrinsèque de la Noblesse, Athos révèle par l'importance qu'il accorde à ce pari, sa condition de Noble.
Comme nous l'avons vu, les qualités d'Athos sont inhérentes à sa nature d'aristocrate ; elles sont innées, naturelles pour lui. Les qualités dérivant des valeurs de la Noblesse sont un bien qui lui est acquis. Le bien de la Bourgeoisie, représenté dans une certaine mesure par Porthos, est l'argent, comme nous l'avons démontré.
La Bourgeoisie tente d'acquérir les valeurs de la Noblesse, comme il transparaît à travers ce passage (p. 87) :
" Il avait moins grand air qu'Athos [...], qu'il s'était alors efforcé de dépasser par ses splendides toilettes ".
Comme nous le verrons ultérieurement, cette convoitise Bourgeoise de qualités de la Noblesse n'aboutit pas, ce qui n'est pas le cas de la convoitise que la Bourgeoisie ressent par rapport à la position sociale des Nobles. L'évocation des qualités d'Athos aura, nous l'espérons, confirmé son statut d'archétype du grand Noble. Néanmoins, " archétypique " ne connote pas toujours " idéalisé(e) " : à travers des vices prononcés, Dumas cherche à communiquer la déchéance de la grande Noblesse, tout en marquant une certaine distance par rapport à une représentation idéalisée de ,l'ancien régime. Afin de comprendre les causes de la déchéance d'Athos et de sa classe sociale, nous devons prendre en considération le passé du personnage.
II. - Le passé d'Athos
Le passé d'Athos est donc la source de sa dégénérescence.. Il introduit la dimension politique que Dumas a investie dans le personnage. Il raconte d'une certaine manière, la chute de la grande Noblesse et de son système de valeurs, son usurpation par la Bourgeoisie, autant méprisée dans ses valeurs par Dumas que par la Noblesse d'entant.
Pour justifier cette hypothèse, nous devons commenter le chapitre " La Femme d'Athos ", de la page 325 à la page 327. Athos raconte à d'Artagnan la cause de son malheur : la trahison de Milady, qui le déshonora. Il est important de signaler que Milady ne représente absolument pas la Bourgeoisie dans son essence (elle est une aventurière), mais qu'elle la représente par ses actions lors de cet épisode.
L'histoire commence par la venue de Milady dans les terres d'Athos, accompagnée d'un prêtre qui se révélera plus tard être son amant. Symboliquement, cette alliance entre la Bourgeoisie et le Clergé semble incongrue. Pour l'expliquer, nous devons nous référer à la vision politique de Dumas. Dumas pense que la Bourgeoisie a confisqué la révolution au peuple. Lors de cet épisode, il insiste sur l'illégitimité de la Bourgeoisie (Milady par rapport à Athos) et sur sa perfidie. (A la suite de la Révolution, la Bourgeoisie embrassera de nouveau la religion catholique qu'elle avait combattue : c'est ce que dénonce Dumas). Dumas insiste ainsi sur l'illégitimité de la Bourgeoisie à travers le personnage de Milady :
" On ne savait pas d'où ils venaient... "
" ... personne ne songeait à le leur demander ".
[size=36]Milady épouse Athos sans en avoir le droit. Lorsqu'Athos dit à d'Artagnan qu'il choisit d'épouser Milady au lieu de la prendre de force, il parle ainsi :[/size]
" Malheureusement, il était honnête homme... "
[size=36]Par cette phrase, Athos déplore ironiquement les qualités intrinsèques de la Noblesse. Son ironie renvoie, par sous-entendu, à un sujet du monde du complot, le monde de l'occultation qui permit à Milady de devenir sa femme.[/size]
Athos découvre l'illégitimité de Milady, son caractère d'usurpatrice dont témoigne sa flétrissure, en fendant les habits de celle-ci. La fleur de lis relègue Milady au rang de " paria " dans le monde gouverné selon les valeurs de la Noblesse.
En entreprenant de déchirer tous les vêtements de Milady, Athos dévoile en quelque sorte le comploteur dans son intégrité. La Noblesse s'aperçoit du caractère usurpateur de la Bourgeoisie. Malheureusement, l'ascension sociale de la Bourgeoisie ne sera pas stoppée : Athos ne parvient pas à tuer Milady qui connaît, en tant qu'aventurière, un succès considérable. Athos, quant à lui, précipite son déclin et perd sa position sociale pour sombrer dans l'alcoolisme.
Nous avons donc été les témoins de la chute de la Noblesse aux mains de la Bourgeoisie et surtout de la métamorphose d'un monde aux valeurs chevaleresques en un monde de complots. Que devient la Noblesse qui subsiste encore dans ce monde où la société est corrompue ? Pour répondre à cette question, examinons la déchéance d'Athos, telle qu'elle est dépeinte dans le roman.
III. - La Noblesse dans le monde du Complot
Tout au long des " Trois mousquetaires ", bien qu'admiré de tous, Athos s'intégra mal à la société. Il est asocial, retranché en lui-même dans un mutisme sombre et décourageant pour tout interlocuteur. Nous avons remarqué qu'Athos déplore le monde du complot et, en conséquence, il ne s'y implique pas. Lorsqu'il s'implique dans l'intrigue, il agit toujours pour défendre la monarchie et ses valeurs. Il s'y implique par abnégation, se laissant capturer à la place de d'Artagnan en se faisant passer pour ce dernier. Néanmoins, l'attitude d'Athos envers le monde du complot peut étonner le lecteur attentif à la psychologie fondamentale du personnage.
Athos, Noble parfait devrait donc mépriser ouvertement le monde du complot, dont les valeurs sont en désaccord avec ses idéaux chevaleresque. Mais Athos se montre mélancolique, plein de regrets. Il déplore simplement le monde du complot. Cette attitude souligne l'étendue de la déchéance de la grande Noblesse, son abdication et le caractère inéluctable de sa disparition.
Le mutisme d'Athos peut donner lieu à plusieurs interprétations qui varient selon les circonstances. Le mutisme d'Athos envers Grimaud et l'obéissance aveugle de ce dernier envers son maître rappelle la " juste hiérarchie de l'ancien régime ", le serviteur obéissant, sans questionner son maître par droit de sang. Cette relation entre Athos et Grimaud contraste avec celle entre d'Artagnan et Romdret : d'Artagnan est beaucoup plus familier qu'Athos avec son serviteur. Comme nous allons le voir, d'Artagnan représente la nouvelle Noblesse et sa familiarité avec son serviteur le rend moins glorieux qu'Athos, Grand Noble d'une race vouée à disparaître.
Le mutisme d'Athos contraste, par ailleurs, avec la vantardise de Porthos. Nous avons vu que Porthos ne parvient pas à s'affirmer par rapport à Athos, mais le mutisme de ce dernier pourrait avoir une seconde signification : la Noblesse, nous le savons, possède des dons innés qui restent hermétiques à la Bourgeoisie dont les valeurs imprègnent peu à peu la société. La noblesse disparaît sans livrer le secret de sa prestance : Athos reste muet.
Dans le prolongement de la disparition de la Grande Noblesse, nous assistons à l'apparition d'une Nouvelle Noblesse adaptée au monde du complot, incarnée par d'Artagnan. Si les trois mousquetaires forment une trinité, d'Artagnan représente la nouvelle génération. Ses tuteurs lui inculquent certaines de leurs valeurs morales. L'enseignement d'Athos est prédominant : Il est souvent décrit en tant que père spirituel pour d'Artagnan. Il lui apprend les valeurs primordiales qu'il souhaiterait idéalement incarner. Athos conte à d'Artagnan son passé malheureux :
d'Artagnan bénéficie de son expérience. D'Artagnan est très marqué par le récit d'Athos, comme nous pouvons le constater à la page 328 :
 ... "D'Artagnan, en se réveillant le lendemain matin, avait chaque parole d'Athos aussi présente dans son esprit que si [...] elles s'étaient imprimées dans son esprit ".
Nous assistons à la formation d'une nouvelle Noblesse adaptée au monde du complot, et cynique. (Voyez la manière dont d'Artagnan manipule la jeune servante de Milady).
Nous devons également évoquer l'alcoolisme d'Athos : par le vice du personnage, Dumas je distancie vis-à-vis des idéaux politiques du personnage.
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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Lun 28 Sep - 18:40

Athos trait de caractère 
Aigri, loyal jusqu'au bout des ongles autant en amitié qu'envers son roi, misogyne, buveur, courageux, taciturne, secret.
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MessageSujet: Re: (NKL) Milady de winter - Medusa Mer 9 Déc - 17:53

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(NKL) Milady de winter - Medusa
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